Archives pour juin 2009

Repli

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Il fait doux en fin d’après-midi.
Tout est calme.

Le feuillage des arbres retient le chant du monde
La chaleur du jour se terre au  plus loin de l’écorce.
Comme les lucioles.
Qui sait si ce soir  elles pourront à nouveau s’envoler ?

Autour de moi, la vie est comme cette feuille blanche sur mon cahier: prête à tout accueillir, même ces  silences au fond de la poitrine.
Même ces collisions sourdes contre le vide.
Le  carnet sur les genoux, j’observe les couleurs et je réalise  que je ne comprends plus les chemins qui y mènent.
Ce n’est pas grave après-tout.
Impassible, réaliste,  je remarque que j’égare le sens des choses.
Je sème mes  clés  sur les sables mouvants  d’un texte.
Texte qui ne se nourrit que d’imprononçable et rejette toute tentative de fiction.  L’imaginaire voué à l’échec.
Les mots  ne sont alors plus que les épaves  de la mémoire, des ruines de vie enfouies au plus profond d’un gouffre.
Etreignant jalousement  leur secret.
Comme un trésor… On le dit, le silence est d’or.
Il faut s’y résoudre :
Je silence dans le silence, perdue quelque part dans  l’ombre. Croyant dire ce qu’aucune parole  ne peut délivrer.
Prêchant dans ce désert de moi.
Trouvant « le taire » sous l’épaisse poussière mais incapable de l’écrire.
Il suffirait que quelqu’un vienne inventer un sentier, tout au bord du ravin, pour que je n’y tombe plus. Peut-être et encore ce n’est pas certain… Après-tout tomber c’est voler un peu.

En attendant, sur le cahier,  l’encre peut bien chanter ce qu’elle veut, la marge restera toujours vierge.
Vierge, comme l’abîme qui lèche  le bord de la falaise.
A l’écart des routes fréquentées…

Au large de mon enfance.

Sur les terres arides où j’ai posé les pieds,
Je me suis parfois sentie très seule,
mais jamais autant que lorsque tu es dans les parages.
Tu as eu chaud, j’ai faillis m’en sortir.

Maintenant que je suis là reprenons les comptes.
Ca fait bien quatre fantômes à zéro?…

Chimèr’ Hic…

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La nuit et le cœur explosent
Sous les  battements rauques
De la pluie et du vent

Au revers  des paupières
Le paysage à ce goût d’incertitude,
Cette amère saveur
Où les doutes raclent le fond des pensées

Des poignées de mots s’échappent,
Partent en  fumée au dessus de l’écume
Epais brouillard de vie…

Pourtant le vide berce encore la chair
Et l’esprit,
En va et vient lancinants,
l’oubli murmure les grincements du temps

Papillons de glace, papillons de givre
Agitent leurs ailes au fond des pupilles
Répétant sans cesse le silence
Et  l’écho du vent dans l’entaille du jour

Le ciel s’émiette dans l’obscurité
Derrière,
La lumière  vide le soleil,
S’engouffre et se perd
Raisonne de toutes ses forces
Au fond  de la parole

Au loin l’insomnie
Vagabonde ses rêves
Auprès de l’aube…

Les yeux s’ouvrent et se referment
Pour laisser sa part de songes à l’éveil
Tandis que,
L’illusion majuscule au dessus des nuages…


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