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Archives pour la catégorie Etât d’âme… de coeur…

Chimèr’ Hic…

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La nuit et le cœur explosent
Sous les  battements rauques
De la pluie et du vent

Au revers  des paupières
Le paysage à ce goût d’incertitude,
Cette amère saveur
Où les doutes raclent le fond des pensées

Des poignées de mots s’échappent,
Partent en  fumée au dessus de l’écume
Epais brouillard de vie…

Pourtant le vide berce encore la chair
Et l’esprit,
En va et vient lancinants,
l’oubli murmure les grincements du temps

Papillons de glace, papillons de givre
Agitent leurs ailes au fond des pupilles
Répétant sans cesse le silence
Et  l’écho du vent dans l’entaille du jour

Le ciel s’émiette dans l’obscurité
Derrière,
La lumière  vide le soleil,
S’engouffre et se perd
Raisonne de toutes ses forces
Au fond  de la parole

Au loin l’insomnie
Vagabonde ses rêves
Auprès de l’aube…

Les yeux s’ouvrent et se referment
Pour laisser sa part de songes à l’éveil
Tandis que,
L’illusion majuscule au dessus des nuages…

Escale

 

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Les après-midi de pages blanches,
On peut voir la mer  se retirer dans chaque repli du ciel,
Et la lumière basculer  dans l’été.
Les mots ne sont alors plus que vagabondages
Jetés aux quatre vents…
Le chant des falaises, un refrain langoureux,
Venu s’échouer sur le bout de la langue,

 

Petit air salé…

Que l’on entend jusque dans le rire des mouettes!

Au large de la feuille,
Le sable fin a engloutit les lignes une à une…

Un peu plus loin dans la marge on peut lire:
« Encre fraiche, ne pas faire de vagues »

Plouf!

 

Bref.

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La nuit est si longue à côtoyer
Le silence si lourd.

L’idée de traverser la vie
En dehors des clous
Chahute en travers de l’esprit.

Se laisser glisser au bord du vide
Et chuter, chuter sans crainte
Jusqu’à étreindre le souffle au fond des entrailles…
Se retrouver enfin.
Pour se perdre à nouveau l’instant d’après
Dans l’étreinte d’un monde inaudible

 

 

Âh…mer…

 

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Âh…Mer…
J’écoute les vagues qui viennent à moi
Et le bord dessine avec elles
Des rubans et des ailes…ˇ≈

Et dès lors que la mer me conte nos écueils
J’ignore la douleur…

Tu peux tout me dire, je n’entends que tes silences
Et les vagues qui roulent, roulent, roulent…
Le blanc de l’écume qui tâche le bleu de l’instant,
Et tes yeux…et tes yeux…

Tu peux tout me dire, j’ai perdu la voix,
Cordes vocales et corde sensible ne vibrent plus.

Avançons encore un peu …
Le vent renonce à nous porter plus loin,
Les falaises s’offrent à nous.
Le ressac étouffe tes paroles,

Rien ne s’envole.

Vu d’en bas on croirait un naufrage,
Vu d’en haut ça ressemble à un Krach.
D’ici, c’est un sabordage…

Tu as froid et j’ai peur…

Aucune chaleur humaine pour brûler le vide.
De cette chaleur humaine qui cautérise, enfièvre, enflamme…
Ravage…

Je songe …

J’aurais voulu écrire des baisers sur ton ventre,
Entremêler nos paumes affamées,
T’aimer jusqu’aux entrailles.
Epuiser tes doutes sur mon corps,
Epuiser mes reins sur le tien…
Mais j’ai froid en dedans

J’ai du givre plein le corps

Et plus tu me touches plus je me glace

Ta bouche creuse ma tombe,
Ma langue murmure une douce prière.
Déjà la nuit entre par la serrure.

J’emporte la plage et la neige au fond de mes chaussures…

Clandestinement

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Clandestinement une touche d’ombre
S’écoule de tes doigts à ma peau…

La lune se plonge dans les yeux sombres,
La neige se diffuse lentement,
Le long de mes veines…
L’hiver s’installe, corps jetés au givre,
Verse La lumière froide d’hier,
Allonge ton souffle jusqu’à mes lèvres,
Morsure vénielle au parfum de ton sel,
Jusqu’à les glacer…

Tes nuits sans sommeil reprennent la fuite,
Entre mes hanches, l’envers de mon corps…
Bouche fébrile d’affirmer la suite,
Se diluant au contact des courbes,
Frissons dans le cou.

Je suis à l’arrière de ton monde.
Nue et incomplète sur le sol froid
Le plafond se déchire, peur profonde…
Les pupilles souffrent et se referment,
J’inspire [expire] à l’aveugle…

Clandestinement

Rechute…

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*

Les jours caméléons, lents, incertains, lunatiques,
Ne savent plus où se mettre, à l’étroit dans ma rue,
A présent que je sais vivre…Un peu.
La voix cassée, les minutes qui passent,
Et la terreur qui perd de sa spontanéité.
***
Oui, aujourd’hui est un bon jour pour puiser mes mots
Dans le marc du passé qui noie la tasse de vie.

D’envies.

Je ne suis pas dans mon assiette…Je crois.
Et Je ne suis plus dans ma dinette…c’est sur.
Pulsations de cœur…Un, deux, trois…presque quatre.
Déjà du ciel, jaillit comme un crachat d’oracle…
Il pleut, mauvais présage.
Demain ou dans une heure l’averse retournera silencieuse dans les cieux,
Mais en attendant elle me transperce la peau et j’ai froid.
Le frisson me pend au nez.


Un arrière-goût de poussière se plaque au sol…et à mes si. Juste là. Dans mon dos.
Le déluge se gargarise du goudron, des trottoirs, du béton, de ma chair,
Pendant que je grelotte…
Dehors l’orage…Dedans pas mieux. Dans mes yeux un torrent de paroles non dites. Gros vacarme.
Les nuages se plaignent, le vent retient son souffle.
Je me demande à quoi je pense ?

Quelques épluchures de silence, ça et là entre les bruits de la ville, me soulagent.
Je suis seule, plus personne dans la rue, plus que moi sous les flaques du temps.
Et quelques parapluies qui traînent leurs baleines…

Gitan

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Bohémien envoûtant, peau et rires sauvages

Al’haleine fraîche d’un champ de blancs jasmins

Tes mains dans mes cheveux ont le goût de l’orage

Le parfum des nuits blanches et des baisers carmins

 

Les saveurs d’un ailleurs en écho des guitares

Se mélangent aux chants, aux robes écarlates

Sortilège évadé de brumeux quais de gares

Glisse entre les passants et mes pupilles éclatent

 

A l’appel d’unsourire suspendu à mes yeux

Une bouche gourmande blottie sur ton visage

Se jette sur mon cou en virages soyeux

Au creux de l’épaule dépose un doux présage

 

Tes lèvres rieuses et parsemées d’audaces

Capturentle mystère de ma poitrine offerte

M’attirent, me tiennent, me repoussent, tenaces

Obsession qui s’enfuit par la paupière ouverte

 

Ô Gitan offre-moi l’éclipse d’un nuage

Un corsage de pluie, des bouchées de ciel bleu

Sculpte nos grains devoix dans un sombre naufrage

Ecris moi un désert à l’encre deton feu

 

Le moment du départ se joue des sentiments

Bientôt il fera jour, la route te respire

Tes doigts froissent ma nuque, effeuillent des serments

Mes mains frôlent les mots que je ne saurai dire

 

Je sens cet horizon qui avale tes pas

Mon âme-sœur solitaire, ivre d’un grand voyage

Rejoins la Liberté,chavire dans ses bras

La belle et féroce invoque son otage

 

Inapte

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Inapte à l’amour et totalement bornée
Dernière aux examens recalée sans appel
Malgré de grands efforts et un rythme acharné
Un bon niveau en langue et maîtrise de la pelle

Trop de lacunes en émotions et sensations
Devra retenter sa chance plus tard
Un an que le bulletin est tombé en express

Mais se profile au loin le sourire de l’échec
Toujours incomplète mam’zelle faut retenter plus tard
Si vous trouvez  la passion r’venez avec
Et merci de ne pas arriver en retard

Sujet inadaptée au circuit général
Mal orientée ou désorientée
Doit réviser la théorie comportementale
Afin de sentir son coeur et son corps vibrer

Cet exam je crois que je l’aurai jamais


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