Page d'archive 3

Marseille dans les veines

merembrunscorniche13marseille217223.jpg

 

 

Marseille tes terres s’écoulent dans mes veines
Assoiffée de lumière à l’ombre du Vieux Port
Je vis au fond de toi aux lueurs de mes peines
Au souffle du mistral et Notre Dame d’or

Toi qui m’offres un sourire au parfum épicé
Ton rire d’ébène sur les blanches falaises
Le chant de tes rondeurs, ton ventre métissé
Au pied de l’Orient viennent jeter leurs braises

Marseille incandescente, fougueuse, insolente
Ce sont tes hanches tendres que lampe la mer.
C’est ta beauté sauvage qui se fait ardente,
Entre les boulevards et jusque dans nos chairs,

Et tes bribes de ciel au large de nos songes,
Et tes beaux souvenirs que l’aube va surprendre,
Et tes courbes au vent qui sèchent les mensonges,
L’inachevé baiser pour qui ne sait attendre…

Au courant de tes rues mon âme est délayée.
Mon âme écarquillée quand ton intime bleu,
Dévore tes pavés pour mieux m’émerveiller,
Quand tes bateaux au loin me content leurs adieux.

Sur l’île de Riou ton éclat fait naufrage
Et moi telle une épave je m’abîme en toi
Quand tes galets se tendent vers mon amarrage
Le vol des goélands caresse tes parois

Gitan

libertefreesized.jpg

Bohémien envoûtant, peau et rires sauvages

Al’haleine fraîche d’un champ de blancs jasmins

Tes mains dans mes cheveux ont le goût de l’orage

Le parfum des nuits blanches et des baisers carmins

 

Les saveurs d’un ailleurs en écho des guitares

Se mélangent aux chants, aux robes écarlates

Sortilège évadé de brumeux quais de gares

Glisse entre les passants et mes pupilles éclatent

 

A l’appel d’unsourire suspendu à mes yeux

Une bouche gourmande blottie sur ton visage

Se jette sur mon cou en virages soyeux

Au creux de l’épaule dépose un doux présage

 

Tes lèvres rieuses et parsemées d’audaces

Capturentle mystère de ma poitrine offerte

M’attirent, me tiennent, me repoussent, tenaces

Obsession qui s’enfuit par la paupière ouverte

 

Ô Gitan offre-moi l’éclipse d’un nuage

Un corsage de pluie, des bouchées de ciel bleu

Sculpte nos grains devoix dans un sombre naufrage

Ecris moi un désert à l’encre deton feu

 

Le moment du départ se joue des sentiments

Bientôt il fera jour, la route te respire

Tes doigts froissent ma nuque, effeuillent des serments

Mes mains frôlent les mots que je ne saurai dire

 

Je sens cet horizon qui avale tes pas

Mon âme-sœur solitaire, ivre d’un grand voyage

Rejoins la Liberté,chavire dans ses bras

La belle et féroce invoque son otage

 

Sichuan

30.jpg

Il est vingt heure dans mon salon
Et ton malheur me cogne à l’œil
Ta vie ne tient plus qu’en haillons

Ton existence tremble d’effroi
La flamme ne peut plus réchauffer
La froideur des spasmes qui te jettent au sol

Ta misère me sourit en coin
Ta détresse me saute au cœur
Et… je ne sais pas quoi faire

Je vois tes enfants malades
Leurs douleurs me regardent de travers
Dans le fond de tes grands yeux noirs

Et… je ne sais pas quoi faire.

 Ma culpabilité me dévisage
Dans le fond de tes grands yeux noirs
Et j’expectore ce cauchemar depuis mon canapé

La caméra accouche d’Horreurs
L’écran me présente l’agonie
Je la tiens au creux du regard

 Et… je ne sais pas quoi faire

De la souffrance cathodique
Des miettes de vie de loin en loin
Eventrent ma bonne conscience
Et… je ne sais pas quoi faire

Pour que mes frères qui souffrent sache
Que je pleure avec eux, que j’ai mal avec eux
Que je voudrais être avec eux

Qu’est-ce que j’ai fait pour eux?

Il est vingt heure trente dans mon salon…
Le silence raisonne, le silence hurle dans ma tête.

Il y a

6856.jpg

Il y a cette larme qui coule et écorche
Il y a la douleur qui érafle mon âme
Le tourment qui lacère et déchire
Dépouillant le bonheur, l’allégresse

Il y a cette souffrance dans l’épreuve
Il y a des années plus tard le manque d’elle
L’absence qui se répand dans le fleuve
Dans la vie et dans ce vide obsessionnel

Il y a cette lumière que je ne veux éteindre
Ce sombre qui me frôle et me dérobe
Il y a tout cet amour qui peine à m’atteindre
Et le chagrin qui revient insistant à l’aube

Il y a tout ces si qui s’en vont au ciel
Tout ces pourquoi qui s’époumonent
Tout ces regrets confidentiels
Hurlés dans le silence à m’en rendre aphone

 

Entre deux portes

diversombrecouloirmaisonmetz11647.jpg

 

Brisée entre deux portes
Je sais la peur qui rode
Les ampoules blafardes
Le sang qui gifle l’aorte

Je sais leurs rires féroces
Prisonnière de leur crime
Infectée par l’atroce
Leur haine illégitime

Je sais les murs qui tremblent
Et mon corps démoli
L’écho infranchissable
L’innocence salie

L’odeur de la folie
Qui déchiquette l’âme
Le souffle à l’agonie
Et aucun brise-lame

Je sais les mains qui fouillent
Et l’enfer aux aguets
L’odeur de leurs dépouilles
Qui s’enfuient délectées

Emportant avec eux
L’esquisse de la blancheur
Ne laissant que l’affreux
La souillure en plein coeur

Brisée entre deux portes
Je sais l’odeur du sang
Le visage des cloportes
Leurs gestes grimaçants

Inapte

original16090700093copieb.jpg

 

Inapte à l’amour et totalement bornée
Dernière aux examens recalée sans appel
Malgré de grands efforts et un rythme acharné
Un bon niveau en langue et maîtrise de la pelle

Trop de lacunes en émotions et sensations
Devra retenter sa chance plus tard
Un an que le bulletin est tombé en express

Mais se profile au loin le sourire de l’échec
Toujours incomplète mam’zelle faut retenter plus tard
Si vous trouvez  la passion r’venez avec
Et merci de ne pas arriver en retard

Sujet inadaptée au circuit général
Mal orientée ou désorientée
Doit réviser la théorie comportementale
Afin de sentir son coeur et son corps vibrer

Cet exam je crois que je l’aurai jamais

Affreuse petite comptine

voleurs.jpg

 

Les enfants du silence
Ams tram gram imagine
Pique et pique la souffrance
Colégram assassine

Les enfants de la violence
Bourés bourés de coups
Ratatam l’ambulance
Ams tram gram contrecoups

Un deux trois laisse la
quatre cinq six être fillette
sept huit neuf vivre aux éclats
Dix onze douze en mille miettes

A la claire fontaine
L’envie de s’y jeter
Pour que le croque-mitaine
Ne puisse la becqueter

Si au clair de la lune
Personne ne répond
Ni aux cris d’amertume
Ni à l’espoir moribond

Il y a toujours un cochon
Qui descend du plafond
Enfonce le dégoût et le polochon
Dans un petit carafon

Et dans la forêt lointaine
On entend le sanglot gémir
Coucou la vie incertaine
Regarde la honte blêmir

Elle court elle court et s’échappe
La petite fille innocente
Elle ne repasse plus par là
Elle veut enterrer tout ça

Mais elle s’en va en guerre
Mironton mironton mirontaine
Contre il y a naguère
Coeur brisé mais sans haine

Les enfants du silence
Ams tram gram imagine
Pique et pique la souffrance
Colégram assassine

123

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne
septembre 2021
L Ma Me J V S D
« juin    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  

Histoires, contes, nouvelles |
DEMBELE MOUSSA |
Charles-Henri MARICEL-BALTUS |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | amazonelibre
| Poèmes, citations, toutes m...
| Poèmes, muse